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10 projets d'avenir que je voudrais développer avec En Marche.be

Je travaille dans le digital et les médias depuis plus de 10 ans et certaines personnes me connaissent pour mes blogs sur les nouvelles technologies mais peut être moins pour mes nombreux coups de gueule sur le manque de vision de la société belge et européenne en général.


Chris Lefevre - Responsable digital (Cellule Digitale) Spécialiste en nouveaux médias, je développe la communication digitale de En-Marche.be. Dimanche, 05 Novembre 2017
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Plutôt que de continuer à écrire dans le vide, j’ai préféré agir à mon niveau. Comme beaucoup de citoyens, j’ai des idées qui pourraient enrichir le débat politique, mais avec le modèle actuel, il est très difficile de les partager, de les développer, c’est pour cette raison que j’ai rejoint le mouvement de Jean Yves Huart, En Marche.be.

Pourquoi En Marche.be ?

En dehors des problèmes liés à la conservation du pouvoir par les grandes familles politique, je me sens plus proche des valeurs de ce mouvement que de celles des partis politiques belges. Comme eux, je pense qu’il y a des bonnes idées aussi bien chez les socialistes, les écologistes, les humanistes que des libéraux et qu’il est ridicule de se mettre en concurrence sur base de doctrines datant du 19e siècle.

Notre société a besoin de tout le monde et il est important d’avoir un mouvement qui représente toutes les couches de la société.

Le mouvement considère Emmanuel Macron comme étant un leader européen. Il a apporté l'optimisme dont l’Europe avait besoin. Le fait de savoir qu’il peut exister des alternatives aux politiques actuelles autres que de voter tout à gauche ou tout à droite est encourageant.


En quoi consiste mon engagement ?

Soyons clairs, je n’ai pas la volonté de devenir un jour député, ministre ou échevin. Ici, je suis le responsable du digital et je vais travailler essentiellement sur les aspects que je maîtrise le mieux comme la communication digitale et les médias, et ce dans le but d’aider le mouvement à récolter quelques sièges. Mais je suis quelqu’un d’engagé et j’espère profiter de cette position pour amener un jour des sujets d’avenir sur la table et les développer politiquement.

De quels sujets s’agit-il? Il y en a tellement, évidemment, mais voici les 10 qui me tiennent le plus à coeur : 


1. Miser sur les robots et l’intelligence artificielle

Aujourd’hui le monde politique voit les robots comme un danger qu’il faudrait éviter… c’est la chose à ne surtout pas faire, au contraire, vu qu’on ne peut pas éviter la robotisation des métiers, soyons leaders, comme l’Allemagne. En Belgique, nous avons les universités, la main d’oeuvre, cette localisation parfaite au centre de l’Europe, plein d’avantages, pour devenir précurseurs en robotique. Il faut pousser les projets qui tournent autour de l’intelligence artificielle également.


Je pense, par ailleurs, que la taxe-robot est quelque chose de difficile à mettre en oeuvre. À quel moment la machine est-elle un robot ? À quel moment un logiciel devient une intelligence artificielle? Est-ce qu’on doit taxer l’utilisation d’un correcteur d’orthographe, un traducteur en ligne, d’un lave-vaisselle ? Non, bien sûr. 


2. Réformer l’enseignement pour l’emploi de demain

Les enfants qui naissent aujourd’hui entreront dans le marché du travail en 2040 et en sortiront vers 2080. La plupart de nos métiers pourront être effectués par des robots, pensez-vous qu’un système éducatif pensé pour répondre aux besoins de la révolution industrielle soit armé pour faire face aux enjeux de demain? Les médecins, journalistes, vendeurs, banquiers ou bibliothécaires n’existeront peut-être plus, par contre, on cherchera des designers d’ordures, concepteurs d’amusement, conseillers en robot, gestionnaires de communautés autosuffisantes … Ce qui est certain, c’est qu’ils devront plusieurs fois changer de métier au cours de leur vie. Il faudrait également qu’ils développent une envie d’entreprendre et de s’autoformer. Tout l’inverse de ce que l’école fait aujourd'hui.

En fait, l’éducation ne doit plus former les jeunes pour un type de job précis, mais leur donner la possibilité de développer leurs aptitudes. Pour cela, on doit faire appel aux sciences éducatives modernes et individuelles basées sur la neuro-ergonomie.

Dans la même logique, tous les jeunes n’ont pas les mêmes capacités d’apprentissages. Certains sont juste plus lents ou ont plus de difficultés pour se concentrer, ils peuvent aussi tomber malade pendant plusieurs jours et avoir du mal à rattraper leur retard. Je pense qu’il serait important de digitaliser les cours de façon à ce que les tout les étudiants puissent revoir leur matière, faire des exercices en ligne ou rattraper leur retard le soir ou le week-end via Internet.

Il ne s’agit donc pas d’amener des écrans tactiles un peu gadget en cours, mais amener le cours vers le cloud. L’éducation nationale pourrait d’ailleurs mettre à disposition de nos professeurs, des cours en ligne prêts à l’emploi comme base commune.

Bien entendu, il ne faut pas négliger l’importance de l’enseignant ni la vulgarisation d’une matière par un bon professeur. J’imagine assez bien des cours en ligne par des prof-youtubeurs ou des cours en classe qui seraient filmés. On se souvient tous d’un ou plusieurs enseignants doués pour donner vie à la matière. Ce serait bien d’en faire profiter tous les étudiants.

Il suffirait finalement de créer une e-school avec une dizaines de profs motivés pour soutenir des milliers d’élèves. C’est jouable, non?


3. Développer une politique plus participative.

Si tu n’as pas les bonnes relations et si tu n’as pas fait de très hautes études, ton avis, il n’a peu de chance d’être pris en compte un jour. C’est la réalité de la chose politique. Parfois, je me demande où se trouve la démocratie si on vote juste pour nos maîtres et on attend de voir ce qu’il se passe. À l’ère d’internet et du temps réel, c’est complètement dépassé.

Si je reste persuadé qu’il faut des leaders politiques pour guider le peuple, ce même peuple doit rester maître de son destin. Dans cette logique, on peut sérieusement réfléchir au développement d’une politique plus participative. Le gouvernement a confiance en internet quand il s’agit de déclarer nos revenus et payer nos impôts, mais pas en ce qui concerne l’avis de la population. Est-ce que 200 députés et sénateurs sont suffisants pour représenter la totalité de la société belge? Je ne suis pas convaincu. 


4. Digitaliser l’État.

Avez-vous déjà entendu parler de la transformation numérique de l’Estonie? Dès les années 1990, l’État estonien s’est engagé pleinement dans la transition numérique et aujourd’hui, cet état européen connecté a vaincu la paperasserie. Sur ce point, ce pays a plus de 20 ans d’avance sur le nôtre. Les services publics sont totalement dématérialisés au point qu’ils ont créé le statut d’e-citoyenneté. Vous pouvez être e-citoyen sans être physiquement dans le pays. Cela prend quelques minutes à peine, mais vous devrez retirer votre carte d’identité électronique à l’ambassade, à Bruxelles. Avec cette carte, vous avez les avantages suivants :

la création d’une entreprise estonienne en ligne — qui nécessite une adresse physique en Estonie.
la gestion de sa startup partout dans le monde.
la réalisation de virements en ligne, après avoir créé un compte dans une banque estonienne.
l’accès à des moyens de paiements numériques internationaux
la création d’une signature numérique pour officialiser des documents et des contrats en ligne
le transfert et le chiffrement sécurisé de fichiers sur Internet

Beaucoup disent de l’Estonie que c'est l'alternative européenne au modèle de la Silicon Valley, rien que ça ! La Belgique pourrait tout à fait s’inspirer de ce modèle.


5. Faire de l’Économie collaborative une économie éthique.

Il s’agit de développer une économie humaine complémentaire à l’économie réelle. Pour le moment, cette économie est dans les mains de multinationales telles que Über, Deliveroo ou Air BnB qui s’engraissent littéralement sur le dos de nos travailleurs sous-payés tout en concurrençant des indépendants qui payent leurs taxes. Soyons honnête, l’Économie collaborative, c’est devenu du capitalisme 2.0. ne refaisons pas les erreurs du passé.

Mais il y a de bonnes choses autour de cette nouvelle forme de travail complémentaire et quelque part, c’est l’avenir. Plutôt que de l’interdire, pourquoi ne pas l’encadrer, pourquoi ne pas rendre obligatoire le paiement de ces services en monnaies locales, comme le valeureux à Liège. Ça permettrait de faire vivre nos régions, ça limiterait les abus et les concurrences déloyales.

Je pense que l’Économie collaborative et l’économie réelle ne devraient jamais entrer en compétition.


6. Humaniser le chômage.

Pour Albert Jacquard, le travail n’est pas une nécessité, c’est l’échange d’idées qui en est une. Dans sa vision humaniste, la fin du travail pouvait être une bonne chose. J’aimerais qu’il en soit ainsi, mais dans les faits, ne pas avoir de travail te détache de la société.

Je pense qu’il faut créer une place dans la société pour les gens qui n’ont pas d’emploi fixe. Ils peuvent soutenir des ASBL, faire de l’art, travailler dans des écoles, améliorer le confort de nos villes, aider les sans-abri, se former … Je ne parle pas de travail forcé, ici, mais de plutôt de créer un statut spécifique que leur permettraient de se sentir utiles. Et puis, il faut en finir avec l’image du chômeur glandeur.


7. Étudier sérieusement le revenu universel

Je n’ai pas d’avis figé sur le revenu universel et je pense même qu’il est le problème de sa solution. Le revenu universel peut permettre de travailler moins, mais si on finance le revenu universel par le travail, on entrera dans une boucle négative. Par contre, le revenu universel aurait du sens si l’emploi se présentait de plus en plus sous forme de microjobs, et c’est justement ce qui est en train de se passer.


8. Devenir leader dans les secteurs de l’écologie !

La Belgique a pris un retard énorme en matière d’énergie renouvelable et pourtant, c’est autant un défi qu’une opportunité. Tout comme pour la robotique, la Wallonie a tout intérêt a se lancer dans domaine, je veux dire, sérieusement. Développer des projets pilotes, par exemple. Je pense à la ville de Burlington aux États-Unis qui fonctionne entièrement avec des énergies renouvelables depuis 2015.

Les responsables estiment économiser 20 millions de dollars d’ici les prochaines années en produisant leur énergie localement. Ce genre de projet nous manque cruellement!


9. Taxer les bénéfices et les revenus plutôt que l'emploi

C’est un peu le grand principe du tax-shift, mais il faut aller beaucoup plus loin. L’impôt est principalement basé les revenus sur le travail. Ce système a été pensé à une époque où l’on ne pouvait pas délocaliser comme aujourd’hui et on ne risquait pas de remplacer l’homme par des machines comme aujourd’hui. Dans notre économie, il est souvent plus intéressant pour une entreprise de licencier pour garantir les dividendes des actionnaires.

Si l’impôt était essentiellement basé sur les bénéfices d’une entreprise, et les revus de façon générale (salaire+immobilier+dividendes) plutôt que sur les emplois qui sont en fait des dépenses, les entreprises engageraient beaucoup plus de travailleurs, ils les respecteraient plus, mieux, engager pourrait permettre de payer moins d’impôts. On attirerait donc plus d’entreprises qui engagent des travailleurs que des entreprises qui génèrent de gros profits.

 

10. Développer un groupe de réflexion national, voire européen, autour de la disparition possible de l'emploi

Job job job, cette expression a un sens en 2017, mais peut être plus en 2037, car l’emploi va probablement se raréfier.
Faut-il partager le travail, créer des jobs fictifs ou travailler moins d’heures par semaine? Il y a des solutions de gauche et de droite, mais est-ce vraiment un sujet politique? Ne faudrait-il pas impliquer plus d’experts, des CEO de multinationnales, des philosophes et les universités dans ces prises de décisions?

Demain se prépare aujourd’hui !

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