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ArcelorMittal: la solution dont personne ne parle!

En 2013, on annonçait une catastrophe économique à Liège**


Régis Warmont - Comité exécutif (Organisation et Valeurs) Ingénieur en technologies de l'information et management, électron libre en politique depuis 1996, toujours ouvert au débat mais psychorigide sur certains principes Samedi, 26 Janvier 2013
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Depuis que la catastrophe Mittal à Liège a été annoncée par une conférence de presse téléphonique (sic), on sait qu'un bain de sang social est en préparation, malgré la présence du PS aux différents gouvernements  Pourtant, ils avaient promis qu'avec eux, ce serait mieux, mais n'abordons pas ici les campagnes électorales simplistes, ce n'est pas le but ici.

Actuellement, les médias résument les possibilités ainsi:
  • Solution prônée par les responsables politiques: trouver un repreneur qui serait prêt à mettre son énergie et son argent dans un secteur qui pourrait encore avoir de l'avenir  via modernisation de l'outil.
  • Solution prônée par les syndicats: la nationalisation ou la régionalisation qui mettrait sans doute encore plus à genoux un service public peu performant dans tout ce qui est entreprenariat, car les marchés ne sont pas là pour un outil non modernisé.
  • Solution Mittal: fermer purement et simplement l'entreprise avec les conséquences sociales que l'on connait.
Par contre, personne ne parle d'une autre alternative: la reprise de l'entreprise par les travailleurs sous forme de coopérative!
  • Utopique? Sans doute, mais l'est-ce plus que les deux premières solutions citées ci-dessus? Je n'en suis pas certain!
  • L'idée est-elle complètement folle? Non, une loi française est en discussion au niveau politique pour un droit de préférence de ce type de reprise.
  • Est-ce concrêtement possible? En France, il existe même des mécanismes financiers qui aident les repreneurs à mettre en place un montage financier crédible. Des exemples via ce lien.
  • N'est-ce valable que pour les petites sociétés? Je ne connais pas assez le marché français - où elles existent en nombre - pour pouvoir me faire une idée concrète mais avec une simple petite recherche via Google, on trouve qu'il existe des coopératives de plus de 1000 salariés comme chez Acome.
Que peut-on conclure? Je ne suis pas économiste, je ne suis pas journaliste, je ne suis pas entrepreneur. Je ne suis qu'un blogueur citoyen qui travaille dans le management d'une coopérative de travailleurs associés et donc, je connais assez bien les avantages et les inconvénients de ce type de société.
Le cas ArcelorMittal liégeois n'est peut-être pas applicable aux reprises par les travailleurs parce que trop grand, trop innovant, trop désespéré, etc.

Néanmoins, je trouve extrêmement dommage que jamais personne en Belgique - à l'exception de Matin Première via Connexions (présenté par Pascal Claude et relayé par Marie Van Cutsem) hier matin - ne cite cette éventualité, ne serait-ce que pour que les mentalités s'y ouvrent et sortent des canevas classiques quand un autre problème de ce type (mais de moindre ampleur) se présentera. Une autre économie est possible, où le profit reste un but en soit mais dans un cadre modéré, responsable, durable et social. Mais il faut oser en parler!
 
** Extrait de mon blog de l'époque

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